Les écosystèmes forestiers exceptionnels

La responsabilité de préserver les écosystèmes forestiers exceptionnels (EFE), qui comptent parmi les joyaux les plus précieux du patrimoine forestier québécois, incombe tant aux individus qu’aux divers paliers de gouvernement. Le Ministère reconnaît actuellement trois types de EFE : les forêts anciennes, les écosystèmes forestiers rares et les forêts refuges d’espèces végétales menacées ou vulnérables.

  • Les forêts anciennes sont des peuplements qui ont généralement été très peu affectés par les perturbations naturelles et les activités humaines. Elles abritent des arbres vivants de tous les âges et des arbres morts, toujours debout ou couchés, au sol, à tous les stades de décomposition. Les arbres dominants y ont un âge vénérable.
  • Les forêts rares sont exceptionnelles à cause de l’agencement des espèces végétales qu’elles renferment ou en raison de leur structure. Peu répandues, elles ne couvrent habituellement que de petites superficies. Leur rareté peut être naturelle, donc résulter de conditions écologiques particulières, mais elle peut aussi résulter de l’activité humaine. On la mesure non seulement à l’échelle du Québec, mais aussi à celle d’unités territoriales de moindre envergure.
  • Les forêts refuges abritent une ou plusieurs espèces végétales menacées ou vulnérables. Elles peuvent renfermer une population remarquable de l’une ou l’autre de ces espèces, ou une concentration significative (au moins trois) de ces même espèces, ou, enfin, une espèce menacée ou vulnérable très rare.

La plupart des EFE dénombrés jusqu’à maintenant l’ont été dans les régions densément peuplées du sud du Québec, où ils s’avèrent particulièrement vulnérables. Par ailleurs, un peu plus de la moitié des écosystèmes forestiers exceptionnels sont situés sur des propriétés privées. Les autres ont été repérés sur des terres du domaine de l’État et plusieurs d’entre eux sont déjà protégés puisqu’ils sont inclus dans des parcs, des réserves écologiques ou d’autres aires protégées.

Depuis 1997, une directive administrative assure la conservation temporaire des forêts exceptionnelles situées sur les terres du domaine de l’État. Cette mesure a d’ailleurs été renforcée lors de la récente mise à jour du régime forestier. En vertu de la nouvelle forêts, le ministre peut, en effet, classer un territoire comme « écosystème forestier exceptionnel » après avoir effectué les consultations requises. Le Ministère amorce ainsi la création d’un réseau d’EFE qui fera partie intégrante du réseau québécois d’aires protégées.

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